Leroux

Chroniques

Catégorie : polcan (Page 2 sur 6)

De l’érosion de la citoyenneté

Tous droits réservés, La Grosse Presse, 2017

L’ineffable quotidien La Presse nous racontait, dans son édition d’aujourd’hui, l’histoire de Gloria (nom fictif), une « immigrante latino-américaine sans-papiers ». Gloria habite depuis 7 ans à Montréal et a pris la vilaine habitude de traverser à pieds sur les feux rouges, comme beaucoup d’entre nous lorsqu’il n’y a pas de voitures. Pas de veine : un policier se trouvait non loin.

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Le délire immigrationniste

enter image description hereOn reproche souvent à ceux qui osent critiquer l’idéologie multiculturelle de donner dans l’hyperbole pour appuyer une argumentation qui serait, autrement, faible. À entendre les défenseurs de cette idéologie dominante et érigée en « religion politique », pour reprendre les termes de l’essayiste Mathieu Bock-Côté, le multiculturalisme s’inscrirait non seulement comme allant naturellement dans le sens de l’histoire, mais serait aussi porteur des vertus que sont la tolérance, l’amour de la diversité, la protection des minorités contre l’oppression des majorités et, ultimement, l’anti-racisme. L’examen d’une recommandation récente de deux conseillers de Justin Trudeau concernant l’immigration permet toutefois de douter de toutes ces vertus qu’on suppose à la doctrine que souhaite imposer sur son territoire l’État canadien.

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L’héritier

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La fête du Canada nous a permis d’être témoins d’une scène édifiante mettant en scène notre jeune premier favori. Dans une diatribe d’un français très moyen, Justin Trudeau a en effet énoncé une demi-vérité fort révélatrice : « Avant le 1er juillet 1867, il y avait le Canada Ouest et le Canada Est. (…) Il y avait toujours eu une division. Aujourd’hui, [ils] se sont rassemblés et ont forgé une seule nation et un seul pays – le Canada. » L’affaire a fait grand bruit au sein de la communauté politique indépendantiste. On a même demandé à ce qu’il se rétracte, arguant que Trudeau niait, par ces quelques phrases, l’idée même du Canada des deux peuples fondateurs, des deux nations. Or, il y a dans cette déclaration officielle un aveu qu’on devrait non pas condamner, mais bien présenter comme une des paroles les plus révélatrices prononcées par notre premier ministre fédéral quant à la nature profonde du Canada et la raison pour laquelle l’indépendantisme québécois a aujourd’hui plus que jamais sa place. Je m’explique.

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