Leroux

Chroniques

Mois : mars 2016 (Page 2 sur 3)

L’exorcisme – débriefing

L'Empire du Bien

Y eût-il sujet plus tabou que la visite récente au Québec de celle dont il ne faut pas prononcer le nom?

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La souveraineté des peuples

We the people

Au Québec, on pense immédiatement à l’indépendance lorsqu’on évoque le concept de souveraineté. Mais l’idée de souveraineté dépasse la joute politique autour de la question nationale. Il s’agit d’un concept clé de nos sociétés. La souveraineté, c’est d’exercer ses pleins pouvoirs. Le souverain est celui qui détient la souveraineté. Le Pape, par exemple, est parfois nommé « Souverain Pontife » : il est le détenteur absolu de la souveraineté dans l’Église Catholique. Nous, citoyens, vivons dans des pays souverains. C’est-à-dire que nos pays, nos états, exercent l’autorité sur le territoire qui leur appartient. L’idée de la souveraineté du Québec, c’est donc de donner au Québec la souveraineté sur son territoire, ce qu’il n’a actuellement pas, étant donné qu’il n’est qu’une province. Ainsi, le peuple du Québec pourrait élire un gouvernement X lors d’élections, sur la base d’un programme Y, et ce gouvernement, élu par le peuple du Québec, pourrait se retrouver incapable d’appliquer une partie de son programme parce que le Canada s’y oppose. Comme il n’est pas souverain, il est théoriquement tenu de respecter l’opposition canadienne. La réalité est plus nuancée et complexe, mais l’idée de la souveraineté est donc celle-ci : donner au peuple québécois un état en bonne et due forme, et donc lui remettre les commandes de sa destinée dans le monde et empêcher quiconque de s’opposer à ce qu’il a décidé collectivement de faire pour lui-même. Sans état, cela est impossible et nos désirs collectifs seront toujours soumis, d’une façon ou d’une autre, au bon vouloir de l’état qui nous chapeau. Il faut un état pour que puisse s’exprimer la souveraineté du peuple. Un état, un pays, quoi.

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Litanies cacophoniques

Le Cri, Edvard Munch

Plus le temps passe, moins je me sens en phase avec mon époque. J’ai envie de m’inscrire en faux de la quasi totalité de l’actualité politique qu’il m’est donné de lire. Ai-je l’esprit chagrin à ce point? Pourquoi cette résistance aux séduisantes beautés de l’avenir et du progrès? Pourquoi cette résistance perpétuelle à ce que les événements me laissent voir de demain? Ne devrais-je pas m’abandonner béatement au flot de la rivière? Ces questionnements bloquent sérieusement mon écriture depuis quelques temps.

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