Un attentat d’extrême-gauche à Montréal?

Deux policiers du poste de quartier 21 du Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM) ont été ciblés puis attaqués sauvagement vendredi soir dernier alors qu’ils déambulaient, habillés en civils, à proximité du parc Émilie-Gamelin au centre-ville de Montréal.

Un groupe d’au moins six individus ont en effet roué de coups de poings et de pieds les deux agents qui n’étaient pas en service au moment des faits. L’inspectrice du SPVM Marie-Claude Dandenault relatait aujourd’hui en point de presse que des suspects, avant l’attaque, avaient crié « Policiers en civils! ». Un groupe s’est ensuite formé autour des agents afin de les passer à tabac.

Des insultes furent lancées par un homme filmant l’altercation.

« Police en civil ! Tu t’es fait craquer. […] You fucking bitch ! You’re not tough now! Put him to sleep! »

Les suspects sont apparemment connus du SPVM, et l’enquête suit son cours.

On remarque toutefois que la tactique et les termes employés pour cibler les policiers évoque ceux de groupes antifascistes d’extrême-gauche, adeptes de slogans violents envers les forces de l’ordre.

L’attentat de vendredi dernier a-t-il un lien avec les groupes d’extrême-gauche et le mouvement antifasciste montréalais? L’enquête le dira, mais chose certaine, ce sont les idées martelées par ces groupes militants et leurs antennes associatives et professorales dans les cégeps et les universités qui sont responsables de la montée de haine envers toute forme d’autorité et de limite que l’on observe aujourd’hui dans la société.

Les réactions extrêmement violentes reçues par Bernard Drainville suite au segment de son émission au 98,5 FM mercredi midi au sujet de cette sauvage attaque font aussi penser à une stratégie de communication de l’extrême-gauche haineuse métropolitaine.

180 Partages